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Faisabilité de l'utilisation de transplants de Ray-Grass pour la bioaccumulation des métaux atmosphériques et l'évaluation de leurs effets génotoxiques. 

En 2009, face à de nouveaux enjeux sur la connaissance des risques sanitaires et environnementaux liés à la pollution atmosphérique, l'APPA a souhaité diversifier l'activité de biosurveillance végétale de la qualité de l'air en utilisant d'autres techniques et d'autres organismes.

 

En collaboration avec la Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de Lille, l'étude de faisabilité de l'utilisation de transplants de Ray-Grass en tant que bioaccumulateurs d'Eléments Traces Métalliques (ETM) a été réalisée selon la norme NF X43-901. En parallèle, la faisabilité du test des comètes sur les plants de Ray-Grass a également été testée pour évaluer les atteintes génotoxiques suite à leur exposition. De plus, afin d'avoir des informations sur la morphologie et la composition des dépôts particulaires, des échantillons de feuilles ont été observés au microscope électronique à balayage (MEB).

 

 

Deux campagnes d'exposition d'un mois ont eu lieu sur trois sites du littoral dunkerquois de typologies différentes (rurale, proximité automobile, proximité industrielle) de juin à juillet, et de septembre à octobre.Les concentrations en ETM dans les feuilles au terme des expositions se sont avérées relativement faibles, souvent inférieures au seuil de sensibilité des techniques de dosages classiques. Par ailleurs, les résultats du test des comètes mettent en évidence des effets génotoxiques significativement plus élevés sur les sites industriel et routier. Il ne peut être établi de relation directe entre les quantités d'ETM doées dans les feuilles en fin d'exposition et les effets génotoxiques observés. Ceci laisse penser que ce sont d'autres polluants et/ou le mélange des polluants émis (en incluant les ETM) qui auraient des propriétés génotoxiques.

 

En parallèle, les observations au MEB ont montré la présence de dépôts de tailles variées, notamment de particules ultrafines, dont la pénétration dans l'appareil respiratoire est plus profonde et peut avoir des conséquences sur la santé. Ces recherches préliminaires montrent la faisabilité de l'utilisation du modèle Ray-Grass pour la biosurveillance végétale de la pollution atmosphérique en zone industrielle complexe, notamment dans le cadre d'une approche globale d'évaluation du risque sanitaire lié aux ETM et particules présents dans l'air.

 

Ce travail a reçu le soutien financier du Conseil Régional du Nord-Pas de Calais et de l'ADEME, via des fonds FRAMEE. 

 

Contacts:

Marie-Amélie CUNY, Chargée d'études à l'APPA Nord-Pas de Calais

Damien CUNY, Professeur à la Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de Lille.

 

[ Information provenant de l'Appa Nord - Pas de Calais ]

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