Monoxyde de carbone : Quels effets sur la sante ? : D. BONTE, C. CHAMBON, D. FURON et C. SCHADKOWKI - Lire le résumé - Télécharger l'article, 996 Ko
Grossesse et tabac : Evaluation objective des effets du tabagisme par la mesure du monoxyde de carbone expiré. Résultats de 13 330 mesures lors de l’accouchement : M. DELCROIX et C. GOMEZ - Lire le résumé - Télécharger l'article, 504 Ko
Epidémiologie de l’intoxication par le monoxyde de carbone, l’exemple de la région Nord - Pas de Calais : M. MATHIEU-NOLF et D. MATHIEU - Lire le résumé
La surveillance des intoxications au monoxyde de carbone dans le Nord - Pas de Calais : D. COULPIER, R. GENET, B. TILMONT et C. SCHADKOWSKI - Lire le résumé - Télécharger l'article, 1,03 Mo
Le signalement des cas d'intoxication aux services Santé Environnement des DDASS : I. CORBEAUX - Lire le résumé
Connaissance de l'exposition chronique au monoxyde de carbone (CO) dans le cadre du programme HABIT'AIR Nord - Pas de Calais : P. DESMETTRES - Lire le résumé - Télécharger l'article, 161 Ko
Impact des chauffages d'appoint au pétrole sur les concentrations de monocxyde de carbone dans les logements : C. CHAMBON et C. SCHADKOWSKI - Lire le résumé - Télécharger l'article, 409 Ko
Améliorer la prévention des intoxications au CO : Quelques pistes : C. CHAMBON, C. SCHADKOWSKI, P. FOURCADE, V. LECOUTEUX, A. BEGUIN, S. KOVACS - Lire le résumé - Télécharger l'article, 1.48 Mo
Actions d'information et de sensibilisation sur les risques liés au monoxyde de carbone : S. HERBAUT - Lire le résumé - Télécharger l'article, 340 Ko
Le monoxyde de carbone : caractéristiques, dispositif de surveillance et évolution des teneurs dans l'air ambiant : A. FOURNIER - Lire le résumé - Télécharger l'article, 545 Ko
Quiz "Chauffage et santé" - Testez vos connaissances sur le monoxyde de carbone (CO) avec ces 10 questions !
L’intoxication au monoxyde de carbone est la première cause de mortalité par toxique en France. Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz inodore, incolore et sans saveur, formé lors de combustions incomplètes. Absorbé par les poumons lors de la respiration, il passe rapidement dans le sang, où il se fixe sur l’hémoglobine, prenant ainsi la place de l’oxygène. L’intoxication (ou asphyxie) qui en résulte peut être aiguë ou chronique, en fonction des doses inhalées et de la durée d’exposition.
En France la prévalence des fumeuses parmi les femmes en âge de procréer reste à un niveau très élevé. Le taux de CO expiré est une mesure appropriée pour objectiver à la fois le tabagisme des femmes enceintes, actif et passif, et en documenter les conséquences cliniques d’origine toxique sur le nouveau-né. L’effet toxique sur le nouveau-né est dépendant de la concentration du CO inhalé dans la fumée du tabac. Il s’agit d’une mesure simple, facilement réalisable en pratique clinique à l’accouchement (et aussi en surveillance prénatale). Elle permet de cibler les patientes à risque de survenue de complications obstétricales, de dépister le tabagisme passif du conjoint fumeur et finalement, après prise en charge et suivi, d’améliorer les critères néonataux.
La Région Nord – Pas-de-Calais connaissant un nombre particulièrement élevé d’intoxications au CO, un réseau de surveillance des intoxications au CO a été mis en place dès 1986, coordonné par le Centre Anti-Poison Régional et associant le Centre d’Oxygénothérapie Hyperbare du CHRU de Lille, les Services d’Urgences des Hôpitaux de la région, les SAMU et SMUR, les Médecins Généralistes, les Sapeurs-Pompiers en collaboration avec la DRASS, les DDASS du Nord et du Pas-de-Calais et les bureaux municipaux d’hygiène. Ce réseau a permis de collecter un grand nombre de données, qui permettent d’avoir une connaissance assez précise de l’épidémiologie des intoxications au CO dans la Région, qui fait l’objet du présent article.
L’intoxication au monoxyde de carbone est la première cause de mortalité par toxiques en France et en Europe. L’ampleur réelle de l’incidence annuelle des cas d’intoxications au niveau français reste cependant mal connue. Suite à la loi de santé publique d’août 2004, un nouveau dispositif de surveillance a été mis en place, afin notamment d’optimiser l’alerte sur les cas d’intoxications, de disposer de données précises sur les causes des intoxications, et ainsi d’améliorer la prévention. Le présent article décrit la première année de mise en œuvre (hiver 2005-2006) du nouveau dispositif dans la région Nord-Pas de Calais.
Lorsque les pompiers suspectent une intoxication au monoxyde de carbone (CO) suite à une intervention à domicile, ils effectuent un signalement auprès du Centre Antipoison. Après vérification qu’il s’agit bien d’une intoxication liée à l’utilisation d’un appareil à combustion domestique, celui-ci transmet une fiche alerte au Service Santé Environnement (SSE) des DDASS. Dans les plus brefs délais, un appel téléphonique est passé auprès des familles. L’objectif de cet appel est d’essayer d’éviter toute récidive en indiquant les premières mesures à prendre. Un rendez-vous est ensuite fixé avec un technicien du SSE afin de réaliser une enquête à domicile. Celle-ci doit permettre d’identifier l’origine de l’intoxication et de déterminer les éventuels travaux à réaliser pour une utilisation en toute sécurité des installations à combustion. Dans tous les cas, la vérification complète des appareils par un professionnel qualifié est indispensable.
L’intoxication aiguë au monoxyde de carbone (CO) s’avère récurrente en Nord – Pas de Calais. Près de 1200 cas sont répertoriés chaque année. Si ce constat est bien connu à l’heure actuelle, la connaissance de l’exposition chronique doit être approfondie. Dans ce cadre, le programme HABIT’AIR Nord – Pas de Calais s’est intéressé aux logements, avec une première phase de 60 enquêtes au domicile de particuliers volontaires.
S’interrogeant sur des typologies différentes de logements, des mesures hebdomadaires de CO ont permis de mettre en évidence un risque accru chez les familles à faibles revenus. Si l’utilisation de chauffages d’appoint, plus spécifiquement de poêles à pétrole, est incriminée dans ce cas, les autres typologies de logements ne sont pas pour autant exemptes de cette exposition chronique au monoxyde de carbone. Elle est également repérée, en quantités et fréquences moindres, lorsque les logements sont équipés d’appareils à combustion pas ou mal entretenus ou qu’il existe un tabagisme actif. L’enjeu majeur dans l’habitat reste alors la présence d’une ventilation adaptée, qui fait souvent défaut.
Cette étude vise à mieux connaître l’exposition chronique au monoxyde de carbone dans les logements équipés de chauffages d’appoint au pétrole. Vingt-trois logements volontaires de l’agglomération de Lille ont été équipés, durant deux périodes d’une semaine chacune (« été » et « hiver »), d’analyseurs de CO. Des données ont été recueillies en parallèle concernant le cadre de vie et les activités des volontaires dans le logement. Les 23 foyers étudiés, en majorité des logements individuels, abritent 62 personnes et 32 poêles, d’âges et modèles très divers, principalement utilisés comme chauffage principal (> 6 h/jour). En hiver, la moyenne des concentrations hebdomadaires de CO sur les 23 logements est de 2,07 ppm. La recommandation de l’OMS de 10 ppm sur 8 heures a été dépassée dans 4 logements. Suite aux campagnes, tous les volontaires se disent plus sensibilisés aux risques d’intoxications chroniques au CO et 53 % déclarent vouloir changer leurs habitudes (aération). Cependant, 93 % continueront d’utiliser leur poêle. Malgré une évidente prise de conscience des risques liés au CO, le changement radical du moyen de chauffage s’avère rare, essentiellement pour des raisons économiques.
Dans le cadre du PRASE (Programme Régional d’Action Santé Environnement), l’APPA Nord-Pas de Calais a entrepris en 2005 une étude visant, d’une part à dresser un inventaire des actions de communication réalisées sur les intoxications au monoxyde de carbone, et d’autre part, d’analyser tout ou partie de ces actions pour en dégager des pistes d’amélioration et par là même orienter les actions futures. Une première phase du projet a permis d’inventorier 102 actions de communication ont été inventoriées et de récupérer 54 supports pour analyses. Les supports « papier » recueillis ont fait l’objet d’une étude approfondie par des experts, et certains d’entre eux ont été soumis à l’avis du grand public lors d’une enquête en population générale menée auprès de 120 habitants de Roubaix et Cambrai. Le présent article expose les premiers enseignements tirés de cette étude.
Dans le cadre du Plan Régional d’Action Santé Environnement (PRASE), le Centre Communal d’Action Sociale de Roubaix et ses partenaires, dont le Service Hygiène et Santé de la Ville, ont mis en place depuis 2002 des actions d’information sur les risques liés au monoxyde de carbone. L’objectif de ces actions est de sensibiliser le public aux dangers du monoxyde de carbone tout en rendant actrice la population roubaisienne.
Le monoxyde de carbone, gaz incolore, inodore et non irritant, est principalement émis par les industries, les activités de chauffage, l’agriculture ainsi que par le trafic automobile. Sa surveillance est assurée sur l’ensemble du territoire français par les AASQA (Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air), principalement à proximité du trafic et des sites industriels.
Les concentrations maximales de monoxyde de carbone sont observées en période hivernale, en lien avec l’augmentation des émissions et les conditions météorologiques alors que les minima sont observés en été. Sur les 10 dernières années, les concentrations enregistrées par les stations de mesure en Nord – Pas de Calais observent une nette tendance à la baisse.
La revue Air Pur est réalisée par le Comité Régional grâce au soutien de ses adhérents, du Conseil Régional Nord-Pas de Calais, de la Délégation Régionale de l'ADEME et la DREAL.
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