One Health Summit : La France renforce son engagement pour une santé durable et intégrée

by in Actualité 27 mai 2026

Le 07 avril 2026, s’est tenu le One Health Summit avec la présence des chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier, les représentants des organisations internationales et régionales pertinentes, des parlementaires, des scientifiques et des représentants du secteur privé, de la société civile, des collectivités locales, des banques de développement et de la jeunesse. La France a réaffirmé sa volonté d’être un acteur exemplaire dans la protection de la santé humaine, animale et environnementale. Comme cela a été rappelé, « en complément de sa participation active aux engagements internationaux, la France entend être exemplaire et prendra ses responsabilités ».

Ce positionnement s’inscrit dans un contexte où les expositions environnementales s’intensifient et où leurs effets sur la santé sont de mieux en mieux documentés. Face à ces constats, plusieurs annonces structurantes ont été mises en avant.

 

Une nouvelle stratégie nationale santé-environnement

La France a annoncé le lancement d’une nouvelle stratégie nationale santé-environnement, dans la continuité du 4ᵉ Plan national santé environnement (PNSE4) à échéance 2026.

Cette stratégie vise à :

  • Fédérer les différents plans sectoriels (amiante, résistances aux antimicrobiens, produits phytosanitaires, PFAS, etc.) pour renforcer la cohérence de l’action publique.
  • Renforcer la prévention, en agissant plus en amont sur les facteurs de risque environnementaux. 
  • Inscrire durablement les enjeux santé-environnement au cœur des politiques publiques, en intégrant pleinement l’impact de l’environnement sur la santé afin de mieux protéger les citoyens.

Cette approche globale marque une étape importante dans la structuration des politiques publiques autour du concept One Health.

 

Transformer l’alimentation : la SNANC et les nouveaux programmes nationaux

Le sommet a également été l’occasion de rappeler la transformation en cours des politiques alimentaires, avec la mise en œuvre de la stratégie nationale alimentation, nutrition, santé, climat (SNANC).

Deux programmes majeurs viennent d’être publiés pour la période 2026-2030 :

  • le Programme national nutrition santé (PNNS)
  • le Programme national pour l’alimentation (PNA)

L’objectif de la SNANC est de définir les orientations du gouvernement pour garantir une alimentation saine, durable et accessible à tous d’ici 2030.

 

Vers un nouveau plan national sur les perturbateurs endocriniens

La France a annoncé la préparation d’un nouveau plan national relatif aux perturbateurs endocriniens (PE).

Ce plan vise à :

  • Renforcer les actions de connaissance sur ces substances et leurs effets.
  • Réduire les expositions, notamment dans les environnements du quotidien.
  • Améliorer l’information du public, un enjeu clé pour permettre à chacun d’adopter des comportements éclairés.
  • Protéger les populations, en particulier face aux impacts les plus préoccupants : infertilité, troubles du neurodéveloppement, cancers…

La néonatalité a été particulièrement mise en avant, rappelant l’importance d’agir dès les premières étapes de la vie pour limiter les expositions et prévenir les risques.

 

PFAS : une action renforcée sur les “polluants éternels”

La France poursuit et amplifie son action sur les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), reconnues pour leur persistance dans l’environnement.

Les annonces incluent :

  • Une approche intégrée couvrant l’ensemble du cycle de vie de ces substances.
  • La publication d’outils d’information destinés au grand public et aux professionnels de santé.
  • L’annonce d’une circulaire relative à la gestion des boues d’épuration, en amont d’un futur cadre réglementaire renforcé. 

Ces mesures s’inscrivent dans une volonté de mieux encadrer l’usage des PFAS et de réduire leur présence dans l’environnement.

 

Un engagement réaffirmé pour une santé globale

À travers ces annonces, la France confirme sa volonté d’agir de manière cohérente et ambitieuse pour répondre aux défis sanitaires et environnementaux. Le One Health Summit a rappelé que la santé humaine ne peut être dissociée de celle des écosystèmes, et que la mobilisation collective reste essentielle pour protéger les générations actuelles et futures.